TITRE I — Dispositions générales › Chapitre II — Du concours du Gouvernement français pour la formation et le perfectionnement des techniciens et fonctionnaires algériens.
Article 13
En vue de leur notation dans leur cadre d'origine, les autorités algériennes font connaître chaque année aux autorités française leur appréciation su la manière de servir des agents français en fonctions au titre de la présente conventio 1.
Afin de favoriser le maintien ou le recrutement de per. sonnel français, le Gouvernement français prend en considér tion, en cas de titularisation dans les cadres français, le temps accompli par ses nationaux au service du Gouvernement algérien au titre de la présente convention pour leur avancement et le calcul de leurs droits à pension.
De son côté, le Gouvernement algérien accorde à ses agents un congé rémunéré pour se rendre aux centres d'examens organisés par le Gouvernement français en Algérie ou, à défaut, en France pour les concours et examens professionnels ouverts aux agents français de leur catégorie.
Article 14 Les personnels régis par la presente convention ne peuvent faire l'objet d'une mutation comportant changement de résidence sans leur consentement exprimé par écrit.
Article 15 Les agents visés par la présente convention perçoivent une rémunération globale comprenant les éléments suivants : 1º Un traitement de base égal, à tout moment, au traitement ae base d'un agent français de même niveau exerçant les mêmes fonctions. 2° Une majoration de 33% du traitement de base. 3° Une indemnité de résidence. 4° Si les intéressés sont titulaires, le supplément familial de traitement calculé selon la réglementation en vigueur dans leur corps d'origine. 5° Les prestations familiales prévues par la réglementation française. 6° Un complément de rémunération représentant les indem- REPUBLIQUE ALGERIENNE 1093 nités particulières auxquelles peuvent prétendre en France les agents du même corps au moment de leur recrutement. 7° Une prime de coopération égale à 20% du traitement de base. 8° Si les intéressés se sont engagés à servir pendant deux ans en Algérie, une prime complémentaire égale à 10% du traitement de base qui leur aura été effectivement versé pendant cette période. 9° Pour les personnels recrutés hors d'Algérie, une prime de départ attribuée dans les conditions prévues par la réglementation française et fixée à 4 mois du traitement de base de l'intéressé, majorée d'un mois pour l'agent marié et d'un mois par enfant à charge. 10° Si les intéressés servent dans les circonscriptions méridionales, une majoration égale à 17% du traitement de base ainsi qu'une prime spéciale. 11° Toute autre indemnité que le Gouvernement algérien déciderait de leur accorder.
Article 16 Le Gouvernement algérien verse aux agents régis par la présente convention, le traitement indiciaire auquel peut prétendre un agent algérien de même niveau, majoré de 12,50% jusqu'au 31 août 1968 et de 15% du 1er septembre 1968 au 31 août 1970.
Le Gouvernement français prend en charge, pour sa part, un complément de rémunération destiné à porter la rémunération définie à l'alinéa précédent au niveau déterminé en application de l'article 15 ci-dessus, alinéas 1 à 10 inclus.
Article L'agent peut prétendre, à l'occasion des déplacements ou des mutations pour raison de service, au paiement d'une indemnité journalière ou au remboursement des frais exposés, dans les conditions fixées par la réglementation générale en vigueur pour les agents algériens occupant un emploi du même niveau.
Article 18 Les agents, régis par la présente convention, sont affiliés au régime français de sécurité sociale.
Les cotisations correspondant à la contribution de l'employeur sont prises en charge par le Gouvernement français.
Le Gouvernement algérien facilitera le fonctionnement de tout organisme mutualiste constitué par les intéressés dans les conditions prévues par la législation en vigueur en Algérie.
Article 19 Les fonctionnaires titulaires de l'Etat ainsi que les agents titulaires des collectivités locales affiliés à la Caisse nationale ás retraites des collectivités locales, demeurent affiliés au régime de retraite de leur administration d'origine.
Les agents français non titulaires, régis par la présente convention, bénéficient des dispositions de l'article 1er de l'accord franco-algérien du 16 décembre 1964 relatif aux régimes complémentaires de retraite sans qu'il y ait lieu, pour eux, d'émettre le vote visé à l'alinéa 2 dudit article et sont affiliés suivant le cas à l'Institution de prévoyance des agents contractuels ou temporaires de l'Etat (I.P.A.C.T.E.) ou à l'Institution générale de retraite des agents non titulaires de l'Eta (I.G.R.A.N.Τ.Ε.).
La contribution incombant normalement à l'employeur pour la constitution des droits à pension de ces personnels est à la charge du Gouvernement français dans les conditions prévues par la réglementation française.
Article 20 L'agent a droit, pour se rendre de sa résidence à son lieu d'affectation, à la charge du Gouvernement algérien :
a) au remboursement de ses frais de transport par la voie la plus économique pour lui-même et, éventuellement pour son conjoint et pour ses enfants mineurs à charge, du lieu de son domicile au lieu d'exercice de ses fonctions.
b) au remboursement des frais de transport, d'emballage et d'assurance de son mobilier et de ses effets personnels sur production de factures, dans la limite d'une somme égale, s'il est célibataire, à un mois, s'il est marié ou chef de famille et si la famille effectue le déplacement, à trois mois de traitement de base algérien, Pour l'application des dispositions prévues aux paragraphes ci-dessus, le classement de l'intéressé en ce qui concerne les moyens de transport est celui prévu par la réglementation en vigueur pour les agents algériens occupant un emploi de meme niveau.
Lorsque deux époux sont bénéficiaires, chacun en ce qui le concerne, des dispositions du paragraphe b) du présent article, l'allocation est liquidée au titre de celui des époux ayant la qualité de chef de famille, sans qu'il y ait possibilité de cumul.
Cette allocation n'est versée, pour le voyage de retour qu'aux agents ayant souscrit un contrat de 2 ans ou qui, ayant souscrit un contrat d'un an, ont accepté sa reconduction pour une nouvelle année.
Article 21 L'agent a droit, à la charge du Gouvernement algérien à un congé rémunéré d'un mois par année de service effectif dans la limite de deux mois. Pour chaque période de deux ans, les congés passés en France ouvrent droit à des délais de route fixés à huit jours pour l'aller et le retour et à une indemnité représentative de frais de transport du port d'embarquement jusqu'à Marseille et retour par la voie la plus économique pour Jui-même, son conjoint et ses enfants mineurs à charge, sur la base des tarifs pratiqués par les compagnies de transport à la date du voyage, son classement en matière de transports étant celui prévu par la réglementation en vigueur pour les agents algériens de même niveau.
Les droits non utilisés ne sont susceptibles d'être reportés que sur l'année suivante, après accord de l'autorité algérienne.
Si le contractant ne réclame le bénéfice de ces dispositions qu'après trois années consécutives, il a droit en outre, au remboursement de ses frais de voyage en chemin de fer de Marseille au lieu de sa résidence en France.
L'agent ne peut toutefois, cumuler l'indemnité perçue en application du présent article avec les frais de rapatriement prévus aux articles 20 et 29 si la date d'expiration du congé coincide avec celle de l'expiration de l'engagement.
Article 22 En cas de maladie dûment constatée, le mettant dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, l'agent est, de plein droit, placé en congé de maladie.
Si la maladie survient lors d'un congé passé hors d'Algérie, le contractant doit fournir un certificat médical visé par la représentation diplomatique ou consulaire. algérienne du pays où il se trouve.
Le Gouvernement algérien peut exiger à tout moment, l'examen par un médecin assermenté ou provoquer une expertise médicale.
La durée de ce congé ne peut excéder, à plein traitement, trois mois ou, en cas de congé de maternité, quatorze semaines.
Après avoir épuisé son droit à un congé de maladie ou de maternité à plein traitement, l'agent peut, sur sa demande, obtenir un congé à demi-traitement avec paiement intégral des prestations familiales, pour une période qui ne peut excéder selon le cas, trois mois ou douze semaines.
Les congés s'entendent par période de douze mois consécutifs.
Si, à l'expiration des six mois prévus à l'alinéa 4 du présent article, l'agent ne peut reprendre son service, il est remis de plein droit à la disposition du Gouvernement français sans préavis ni indemnité.
Si, pendant la durée de l'engagement, l'intéressé bénéficie de plusieurs congés de maladie dont aucun ne dépasse le maximum ci-dessus, mais dont le total représente plus de six mois, le Gouvernement algérien peut remettre l'intéressé à la disposition du Gouvernement français sans préavis ni indemnité.
L'intéressé a droit au remboursement de ses frais de rapatriement selon les modalités prévues à l'article 29 ci-après.
Les agents n'ayant pas en France la qualité de titulaire, ne peuvent toutefois, bénéficier des dispositions du présent acticle qu'après trois mois de services accomplis. Avant ce délai, ils sont placés en congé sans traitement.
Article 23 En cas d'accident ou maladie imputable au service, l'agent a droit au paiement de sa rémunération jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre ses fonctions ou jusqu'à ce que l'incapacité REPUBLIQUE ALGERIENNE 4 novembre 1966 | qui résulte de l'accident ou de la maladie puisse être évaluée par les experts.
Si l'engagement de l'intéressé prend fin avant la guérison ou la consolidation de ses blessures ou infirmités, il est automatiquement prolongé jusqu'à la guérison ou la consolidation.
Article 24 L'agent victime d'un accident ou d'une maladie imputables au service, bénéficie pour lui-même ou pour ses ayants droit, de la part du Gouvernement français, des prestations on nature et en espèces déterminées par la réglementation française.
La charge du Gouvernement algérien est déterminée conformément à la réglementation en vigueur en Algérie.
Article 25 Le Gouvernement algérien peut, à tout moment, dénoncer le contrat en cours d'exécution, à charge pour lui :
a) de donner à l'agent un préavis d'un mois par année de service, sans que ce préavis puisse être inférieur à un mois ni excéder trois mois.
b) de lui verser, à titre d'indemnité de licenciement, une somme égale au traitement de base algérien à raison d'un mois par année de service, sans toutefois que cette indemnité puisse être inférieure à un mois ni excéder trois mois de traitement de base.
Cependant, les agents qui n'ont souscrit qu'un engagement d'un an ne perçoivent que la moitié de cette indemnité.
c) d'assurer son rapatriement selon les mêmes modalités que celles prévues à l'article 29 ci-dessous.
Article 26 L'engagement peut être résilié de plein droit sans préavis ni indemnité si l'agent fait l'objet d'une condamnation à une peine afflictive ou infâmante ou si, après signature du contrat ou en cours d'exécution de celui-ci, l'intéressé ne rejoint pas son poste dans les délais qui lui sont fixés par le Gouvernement algérien. Dans ces deux cas, le Gouvernement algérien n'assure pas le paiement des frais de rapatriement.
L'agent est tenu de rembourser au prorata du temps restant à effectuer, la prime de départ perçue en application des dispositions de l'article 15 ci-dessus, ainsi que les indemnités perçues au titre de l'article 20 ci-dessus.
Article 27 Les agents régis par la présente convention ne peuvent encourir, de la part du Gouvernement algérien, d'autre sanction administrative que la remise motivée à la disposition du Gouvernement français, sans préavis ni indemnité. L'agent est préalablement informé des griefs articulés contre lui.
Dans ce cas, le Gouvernement algérien n'assure pas la paiement des frais de rapatriement. L'agent est tenu de rembourser les sommes perçues en application de l'article 20 ci-dessus et la prime de départ prévue à l'article 15 ci-dessus, au prorata du temps restant à effectuer.
En cas d'urgence, l'intéressé peut être immédiatement suspendu de ses fonctions. La décision prononçant la suspension doit préciser si l'agent en cause conserve, pendant le temps où il est suspendu, le bénéfice de son traitement ou déterminer la quotité de la retenue qui ne peut être supérieure à la moitié du traitement.
A l'issue de la durée de la suspension qui ne peut excéder deux mois, l'intéressé est soft réintégré dans ses fonctions, soit remis à la disposition du Gouvernement français dans les conditions déterminées aux alinéas 1 et 2 du présent article.
Article 28 La dénonciation de l'engagement peut, si les raisons qui la motivent sont reconnues légitimes par le Gouvernement algérien, étre formulée par l'agent sous réserve d'un préavis de trois mois.
Dans ce cas, le Gouvernement algérien n'assure pas le paiement des frais de rapatriement. L'agent peut être tenu de rembourser les sommes perçues en application de l'article 20 ci-dessus et, le cas échéant, la prime de départ prévue à l'article 15 ci-dessus, au prorata du temps restant à effectuer.
Article 29 A l'expiration du contrat, les agents recrutés postérieurement au 1er juillet 1962 auront droit, sous réserve des dispositions des articles 26, 27 et 28 ci-dessus, au remboursement des frais de transport ou de rapatriement selon les mêmes modalités que celles prévues à l'article 20 ci-dessus.
Le bénéfice des dispositions du présent article doit être demandé dans le délai de six mois suivant la cessation des fonctions.
Chapitre II Dispositions particulières concernant le personnel de l'enseignement Article 30 Le Gouvernement français s'engage à prendre toutes dispositions propres à inciter les universitaires et enseignants à prêter concours au Gouvernement algérien, notamment en réservant dans les concours universitaires français, un certain nombre de postes destinés à pourvoir aux besoins des établissements algériens.
Article 31 Le Gouvernement français s'engage à prendre en considération les titres pédagogiques acquis en Algérie par les agents français régis par le présent chapitre sous réserve qu'ils aient été délivrés après accord entre les autorités universitaires des Deux pays.
Article 32 Le personnel de l'enseignement bénéficie des libertés et franchises consacrées par les traditions universitaires. Il consacre toute son activité professionnelle au service auquel in est affecté et n'exerce aucune activité privée, lucrative ou non, autres que celles qui sont admises dans l'université. 1.
Article 33 En vue d'assurer aux personnels de l'enseignement le respect de leurs droits et intérêts de carrière dans leur cadre d'origine, ces personnels sont inspectés par les autorités universitaires algériennes et, en accord avec les autorités algériennes, par les inspecteurs français normalement habilités. Ceux-ci reçoivent de ces autorités, toute l'aide souhaitable pour le bon accomplissement de leur mission.
Article 34 La durée hebdomadaire du service est celle en vigueur en Algérie pour un agent algérien de même grade et exerçant les mêmes fonctions. Elle ne peut, en principe, être supérieure à la durée hebdomadaire exigée dans le corps d'origine. En cas de nécessité de service, l'autorité universitaire algérienne peut décider des aménagements d'horaire sans toutefois que la durée annuelle du service puisse être supérieure à ceile exigée dans le corps d'origine.
Le dimanche est jour férié.
Le personnel de l'enseignement est autorisé à s'absenter à l'occasion des vacances scolaires et universitaires. La durée annuelle de ces congés ne saurait être inférieure à celle des congés auxqueis les mêmes fonctions leur permettraient de prétendre dans leur corps d'origine.
Toutefois, les membres de l'enseignement peuvent être appelés soit au début, soit à la fin de cette période à assurer un service d'examen donnant lieu à une rétribution par le Gouvernement algérien, selon la réglementation en vigueur en Algérie.
De même, les agents qui exercent des fonctions administratives ou qui n'assurent pas, à titre principal, des tâches pédagogiques et les personnels des services économiques des établissements C'enseignement, participent au service des vacances organisé var l'autorité universitaire algérienne.
Article 35 Le renouvellement du contrat par tacite reconduction, prévu par l'article 11 ci-dessus, ne peut être dénoncé après le 1er avril.
Toutefois, la dénonciation formulée par l'agent postérieurement à cette date, peut être acceptée si les raisons qui la motivent sont reconnues par le Gouvernement algérien.
Les dénonciations éventuelles de contrat, résultant de l'appli | REPUBLIQUE ALGERIENNE 1095 cation des articles 25 et 28 ci-dessus, n'ont effet qu'à la fin de l'année scolaire, sauf cas exceptionnel.
Chapitre IIⅢ Dispositions particulières concernant les magistrats Article 36 Sauf, à titre de délégation, un magistrat mis à la disposition du Gouvernement algérien ne peut se voir confier des fonctions lui donnant autorité sur des magistrats appartenant à un grade supérieur au sien dans son cadre d'origine.
Article 37 Lorsqu'un magistrat fait l'objet d'une promotion de grade ou d'une promotion à un poste d'un nouveau groupe dans le corps judiciaire français, le Gouvernement algérien confie, dans la mesure du possible, à ce magistrat un poste correspondant à ce nouveau groupe.
Article 38 Les magistrats ne peuvent encourir d'autre sanction disciplinaire que la remise motivée à la disposition du Gouvernement français.
Cette remise à la disposition a lieu, après avis conforme de la commission prévue à l'article 42, pour les magistrats du siège et, après avis de ladite commission, pour les magistrats du parquet.
Le président désigne un rapporteur qui procède, s'il y a lieu, à une enquête.
Au vu des résultats de l'enquête, si elle a été jugée nécessaire et, après audition du rapport, la commission cite à comparaître l'intéressé.
Le magistrat est tenu de comparaître en personne. Il peut se faire assister et, en cas d'empêchement justifié, il peut se faire représenter.
Il a droit à la communication de son dossier disciplinaire, huit jours au moins avant la date fixée pour sa comparution.
Toutefois, en cas d'urgence, ce délai peut être ramené a 48 heures.
La commission doit statuer dans le délai d'un mois à compter du jour où elle a été saisie.
L'autorité algérienne peut, en cas de faute grave, interdire au magistrat faisant l'objet de poursuites disciplinaires, l'exercice de ses fonctions jusqu'à décision intervenue après la procédure ci-dessus.
Cette interdiction temporaire ne comporte pas privation du droit au traitement.
La remise du magistrat à la disposition du Gouvernement français, a lieu dans les conditions prévues par l'article 27 ci-dessus.
Article 39 Dans l'exercice de leurs fonctions, les magistrats vises par la présente convention relèvent exclusivement du ministère algérien de la justice. Ils sont tenus de bien et fidèlement remplir leurs fonctions, de garder religieusement le secret des délibérations et de se conduire en tout comme de dignes et loyaux magistrats.
Toute délibération politique est interdite au corps judiciaire.
Toute manifestation d'hostilité au principe ou à la forme du Gouvernement algérien est interdite aux magistrats, de même que toute démonstration de nature politique incompatible avec la réserve que leur imposent leurs fonctions. Est également interdite, toute action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions.
Les magistrats du parquet sont placés sous la direction et le contrôle de leur chef hiérarchiques et sous l'autorité du Gouvernement algérien. A l'audience, leur parole est libre.
Article 40 Dans l'exercice de leurs fonctions, les magistrats bénéficient des immunités, privilèges, honneurs et prérogatives traditionnels.
Ils ne peuvent être requis pour un autre service public.
Les autorités algériennes garantissent l'indépendance des magistrats du siège et respectent leur inamovibilité.
En vue d'assurer l'indispensable continuité du service, le premier président peut, par ordonnance, déléguer les juges dės tribunaux pour exercer des fonctions judiciaires dans les tribunaux du ressort de la cour. Cette délégation ne peut excéder une durée de deux mois consécutifs. Sur proposition du premier président, le ministre algérien de la justice peut renouveler cette délégation par décision, pour une nouvelle période de deux mois.
Les autorités algériennes protègent les magistrats contre les menaces, outrages, injures, diffamations, attaques et contraintes de toute nature, dont ils seraient l'objet dans l'exercice ou à l'occasion de leurs fonctions et réparent, le cas échéant, le préjudice qui en serait résulté.
Les magistrats ne peuvent être inquiétés d'aucune manière pour les décisions auxquelles ils participent, pour les propos qu'ils tiennent à l'audience, ni pour les actes relatifs à leurs fonctions.
Article 41 En matière correctionnelle et criminelle, aucune poursuite ne peut être engagée à l'encontre des magistrats, que sur avis conforme de la commission prévue à l'article 42 ci-dessous.
Au cas où des poursuites sont engagées, le Gouvernement français est tenu informé, et le magistrat poursuivi bénéficie du privilège de juridiction prévu par la législation en vigueur en Algérie.
Si la commission visée à l'alinéa 1er du présent article émet un avis favorable aux poursuites, le ministre algérien de la justice peut interdire au magistrat en cause l'exercice de ses fonctions jusqu'à la décision judiciaire.
Cette interdiction temporaire peut comporter suspension de traitement dans les conditions prévues à l'article 27 ci-dessus.
Si le magistrat est condamné, il est remis, à la disposition du Gouvernement français, dans les conditions prévues à l'article
27. ci-dessus.
Article 42 La commission visée aux articles 38 et 41 est présidée par le premier président de la cour suprême algérienne. Elle est composée de 7 magistrats du siège désigné par le Gouvernement algérien, parmi lesquels les trois magistrats du siège, les plus anciens dans le grade le plus élevé, régis par a présente convention.
En cas de partage égal de voix, la voix du président est prépondérante.
Pour l'application de l'article 41 ci-dessus, l'avis de ia commission est réputé favorable aux poursuités quand il est émis à la majorité simple.
Article 43 En vue d'assurer aux magistrats le respect de leurs droits et intérêts de carrière dans leur corps d'origine, un haut magistrat désigné par le 'Gouvernement français est chargé chaque année, d'une mission en Algérie, en accord avec le Gouvernement algérien. Il prend tous contacts utiles avec les autorités Judiciaires algériennes et avec les magistrats français en service en Algérie.
Le Gouvernement algérien s'engage à donner à ce haut magistrat toutes facilités pour lui permettre de remplir efficacement sa mission.
Article 44 Pendant les vacances judiciaires, les personnels visés par la présente convention bénéficient chaque année d'un congé rémunéré dont la durée ne saurait être inférieure à celle du congé auquel les mêmes fonctions leur permettraient de prétendre dans leur corps d'origine.
Ceux qui assurent le service pendant les, vacances judiciaires, sont autorises à jouir de ce congé pendant l'année judiciaire.
Les droits à congé ne peuvent être reportés d'une année sur l'autre.
Chapitre IV Dispositions particulières concernant les médecins, biologistes, pharmaciens et dentistes Article 45 Les médecins,, biologistes, pharmaciens et dentistes en service dans les établissements d'hospitalisation sont soumis au règlement intérieur de l'établissement. Ils doivent :
REPUBLIQUE ALGERIENNE 4 novembre 1966 1º consacrer au service hospitalier auquel ils sont affectés onze demi-journées par semaine pendant lesquelles ils assurent les services quotidiens du matin et de l'après-midi. 2º participer aux différents services de garde, de nuit, des dimanches et jours fériés, 3º assurer les remplacements imposés par les différents congés, 4° répondre aux besoins hospitaliers exceptionnels et urgents survenant en dehors de leur horaire normal de service.
Les praticiens intéressés doivent en outre, participer aux jurys de concours ou d'examen, ainsi qu'éventuellement, à l'enseignement et à la formation des auxiliaires médicaux.
Les médecins engagés dans le service de l'assistance médico-sociale sont soumis au programme de travail et au règlement du service.
Article 46 Les médecins, biologistes, pharmaciens, dentistes bénéficient des avantages et prestations en nature accordés aux personnels algériens de même catégorie.
Article 47 Les professeurs et maîtres de conférence agrégés sont soumis, en ce qui concerne leur affectation hospitalière, aux règlements applicables en Algérie aux personnels de leur catégorie, Les' professeurs et maîtres de conférence agrégés, exercent à temps plein leurs fonctions, ont droit à deux demi-journées de clientèle privée par semaine.
Les personnels visés au présent article, autorisés à exercer leurs fonctions hospitalières à temps partiel doivent consacrer aux services hospitaliers six demi-journées par semaine.
Article 48, Dans leurs fonctions hospitalières, les médecins, chirurgiens et spécialistes hospitalo-universitaires sont tenus en outre, de participer aux gardes et remplacements organisés afin d'assurer la continuité des soins et les interventions d'urgence et de prêter leur concours à la formation des auxiliaires médicaux.
Ils sont soumis, d'une manière générale, au règlement intérieur de l'hôpital, Leur congé hospitalier est fixé à un mois.
Article 49 Les personnels visés au présent chapitre demeurent soumis au code déontologique en vigueur en Algérie.
TITRE II Dispositions diverses Article 50 Les modalités d'application de la présente convention sont déterminées par une commission mixte paritaire.
Article 51 Les dispositions de la présente convention se substituent : au protocole du 28 août 1962 relatif à la situation des agents français en service en Algérie; à l'échange de lettres du 16 mars 1963 relatif au personnel français en service dans les collectivités locales d'Algérie ;
- à l'avenant audit protocole du 9 juillet 1963 relatif aux médecins et pharmaciens; au protocole annexe du 28 août 1962 relatif à la situation des enseignants français en Algérie; à l'avenant audit protocole du 9 juillet 1963 relatif aux personnels hospitaliers et universitaires; au titre ler du protocole judiciaire du 28 août 1962, à l'exception de l'article 3; au protocole du 24 septembre, 1962 relatif à la situation des agents français affectés au service des chemins de fer d'intérêt général en Algérie, à l'exception de l'article 9, 1or et 2ème alinéas; au protocole du 17 décembre 1962 relatif à la situation des agents français en fonction auprès d'Electricité et gaz d'Algérie, à l'exception de l'article 13; au protocole du 24 septembre 1962 relatif à la situation des médecins et biologistes français servant dans les établissements publics d'hospitalisation ou dans les services de l'assistance médico-sociale d'Algérie ; à l'avenant audit protocole du 15 juillet 1963 relatif aux chirurgiens-dentistes ; à l'échange de lettres du 9 août 1963 concernant certaines modalités d'application du protocole du 28 août 1962 relatif à la situation des agents français en service en Algérie ; à l'échange de lettres du 4 février 1964 sur la mise en coopération technique du personnel français destiné au service algérien de la formation professionnelle des adultes; à la première déclaration particulière relative à la coopération technique du 19 janvier 1963, ainsi que, pour ce qui concerne les dispositions relatives à la situation des personnels pendant le temps où ils servent en Algérie : au protocole du 24 septembre 1962 relatif à la coopération technique entre l'Etat français et l'Etat algérien dans le domaine des travaux publics, des transports et du tourisme; à la convention du 31 décembre 1962 relative aux relations entre le trésor algérien et le trésor français ainsi qu'au concours réciproque et à la coopération de la République algérienne démocratique et populaire et de la République française pour l'organisation et le fonctionnement des services des trésors; au protocole du 31 décembre 1962 relatif aux conditions de détachement au titre de l'assistance technique d'agents de la Banque de France et de la Banque d'Algérie auprès de la Banque centrale d'Algérie ; au protocole du 23 janvier 1963 concernant la coopération technique dans le domaine de la radiodiffusion et de la télévision.
Article 52 La présente convention est conclue pour une durée de vingt ans.
Elle peut faire l'objet d'une résiliation notifiée par l'une des parties à l'autre, avec préavis de six mois.
Toutefois, les dispositions des articles 15 et 16 ci-dessus, cesseront d'être applicables au 31 août 1970.
Article 53 La présente convention entre en vigueur le 1er septembre 1966; toutefois, elle n'est pas applicable aux personnels dont les fonctions prennent fin avant le 1er octobre 1966.
Fait à Paris, le 6 avril 1966.
Pour le Gouvernement Pour le Gouvernement de la République française, de la République algérienne Le secrétaire d'Etat démocratique et populaire, aux affaires étrangères, Le ministre des affaires étrangères, Jean DE BROGLIE Abdelaziz BOUTEFLIKA REPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères Paris, le 8 avril 1966.
A Son Excellence monsieur le ministre des affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire.
Monsieur le ministre, Les articles II et 35 de la convention de coopération technique et culturelle ont prévu la reconduction tacite des engagements des coopérants français venus à expiration, sauf dénonciation par le Gouvernement algérien ou l'intéressé, et ils ont fixé les délais dans lesquels devait intervenir cette dénonciation.
Au cours des conversations qui se sont déroulées entre nos deux Gouvernements, il a été convenu que le Gouvernement français conserve la faculté de s'opposer à la tacite reconduction d'un contrat sous réserve d'observer suivant les cas, les préavis prévus par les articles II ou 35 de la convention.
REPUBLIQUE ALGERIENNE 1097 Je vous serais obligé de vouloir bien me confirmer votre accord sur ces dispositions et vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, les assurances de ma haute considération.
Jean de BROGLIE, REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Ministère des affaires étrangères Paris, le 8 avril 1966.
A Son Excellence monsieur le ministre des affaires étrangères de la République française.
Monsieur le ministre, J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre de ce jour ainsi conçue : <<< Les articles 11 et 35 de la convention de coopération technique et culturelle... ».
J'ai l'honneur de vous donner mon entier accord sur ces dispositions.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, les assurances de ma haute considération.
Abdelaziz BOUTEFLIKA.
REPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères Paris, le 8 avril 1966.
A Son Excellence monsieur le ministre des affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire.
Monsieur le ministre, L'article 16 de la convention de coopération fixe les conditions de répartition des charges de la rémunération des coopérants.
Au cours des négociations qui ont précédé la signature de cette convention, il a été convenu que les dispositions concernant la répartition des charges sont applicables à partir du 1er avril 1966, nonobstant les dispositions prévues par l'article 53 de ladite convention.
Les versements incombant à l'Algérie sur cette base seront effectués mensuellement. En attendant la constatation du montant exact des traitements des coopérants sur base algérienne, un acompte mensuel de 9 millions 5 sera versé par l'Algérie.
Je vous serais obligé de bien vouloir me confirmer votre accord sur ces dispositions.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, les assurances de ma haute considération, Jean de BROGLIE, REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE Ministère des affaires étrangères Paris, le 8 avril 1966.
A Son Excellence monsieur le ministre des affaires étrangères de la République française.
Monsieur le ministre, J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre de ce jour ainsi conçue : <<< L'article 16 de la convention de coopération *.
J'ai l'honneur de vous donner mon entier accord sur ces dispositions.
Veuillez agréer, Monsieur le ministre, les assurances de ma haute considération, Abdelaziz BOUTEFLIKA.
REPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère des affaires étrangères Paris le 8 avril 1966, A Son Excellence monsieur le ministre des affaires étrangères de la République algérienne démocratique et populaire.
Monsieur le ministre, La convention de coopération technique et culturelle stipule qu'un échange de lettres fixera les dispositions particulières AFFECTATION CH.U. Alger, Oran et Constantine et centre anticancéreux d'Alger Chefs de service et chargés de service n'exerçant pas de fonctions universitaires Médecins, chirurgiens et spécialistes anesthésistes réanimateurs Assistants Faisant fonctions assistant Tous autres hôpitaux Chefs de service et chargés de service Anesthésistes réanimateurs Assistants.
Médecins A.M.S.
Pharmaciens C.H.U. Alger, Oran et Constantine Chefs de service Non chefs de service : Pharmaciens autres hôpitaux : Chefs de service..
Dentistes C.H.U. Alger, Oran et Constantine Chefs de service Non chefs de service Dentistes autres hôpitaux Chefs de service