Article 8
Les divisions de recherche, au nombre de cinq (5) sont constituées par :
— la division Lutte contre la désertification et la dégradation des terres dans les zones steppiques ;
— la division Biologie de la plante, phytotechnie et valorisation de la biomasse végétale ;
— la division Biologie des systèmes microbiens et sciences des aliments ;
— la division Gestion des élevages, production et santé animale ;
— la division Economie agropastorale et rurale.
1- La division Lutte contre la désertification et la dégradation des terres dans les zones steppiques, est chargée de mener des études et des travaux de recherche sur :
— le développement technique de préservation des ressources naturelles et régénération des parcours dégradés ;
— la mise en œuvre d’un système de surveillance et d’alerte précoce environnemental à long terme ;
— le développement d’une base de données sur les indicateurs de désertification (végétaux, animaux, édaphiques et socio-économiques) ;
— les actions de gestion et d’aménagement des parcours steppiques et introduction des nouvelles pratiques culturales pour équilibrer la charge pastorale et l’offre fourragère ;
— le développement des outils opérationnels d’évaluation des performances fonctionnelles des parcours à servir d’appui aux programmes de développement et d’aide à la décision ;
— l’évaluation de l’impact des variations climatiques sur les composantes physiques et biologiques des zones steppiques ;
— la typologie des sols dans les zones steppiques ;
— de mettre au point de nouvelles techniques de valorisation des ressources hydriques par la création des infrastructures hydrauliques pastorales et d’irrigation appropriées ;
— la participation aux actions de réhabilitation et d’extension du barrage vert.
2- La division Biologie de la plante, phytotechnie et valorisation de la biomasse végétale, est chargée de mener des études et des travaux de recherche sur :
— l’analyse de la biodiversité végétale et l’exploitation de la variabilité génétique des espèces végétales à des fins agropastorales ;
— les effets du stress biotique, abiotique et des variations spatio-temporelles sur le développement des plantes et sur la production des essences fourragères ;
— les espèces autochtone et médicinale à forte valeur ajoutée (alfa, armoise, opuntia et jujubier) ;
— l’intensification de la production fourragère par l’exploitation des eaux de surface en zones d’épandage de crues ;
— la caractérisation des semences des essences pastorales (banque de semences) et l’amélioration du rendement ;
— la valorisation des produits et sous-produits agricoles ou d’origine agricole et forestière pour l’alimentation animale et la recherche des biomatériaux ;
— la recherche des molécules bioactives d’origine végétale à des fins thérapeutiques et phytosanitaires ;
— les différentes caractéristiques nutritives des plantes steppiques afin de les utiliser dans le domaine industriel agropastoral. 27 octobre 2022
3- La division Biologie des systèmes microbiens et sciences des aliments, est chargée de mener des études et des travaux de recherche sur :
— la valorisation de souches microbiennes autochtones à intérêt agronomique, vétérinaire et biotechnologique (bactéries, actinobactéries, champignons et microalgues) ;
— la production de biomolécules microbiennes à intérêt biotechnologique et économique (enzymes, molécules bioactives et protéines) ;
— l’exploration des interactions plantes-micro-organismes dans les environnements agropastoraux (symbioses, pathosystèmes et biostimulation) ;
— la valorisation des bactéries lactiques et probiotiques issues de produits laitiers traditionnels ;
— la valorisation des produits du terroir et sous-produits steppiques à intérêt biotechnologique et agroalimentaire ;
— l’exploration bio-informatique des biomolécules à intérêt biotechnologique ainsi que des données omiques (microbiomique, génomique, transcriptomique, protéomique et métabolomique).
4- La division Gestion des élevages, production et santé animale, est chargée de mener des études et des travaux de recherche sur :
— l’analyse de la conduite d’élevage, notamment l’élevage ovin, caprin, équin et camelin (alimentation, santé et systèmes de production) ;
— les mutations actuelles dans les systèmes d’élevages pastoraux et encadrement rationnel pour l’introduction de nouvelles approches de gestion durable et écologique des élevages ;
— la géolocalisation et la caractérisation phénotypique et zoogénétique des populations animales locales ;
— l’amélioration de la productivité des races locales (lait, viande, laine et cuir) avec l’introduction des nouvelles techniques de biotechnologie liées à la reproduction animale ;
— la valorisation nutritionnelle et fonctionnelle des protéines animales transformées (PAT), des lipides et des sous-produits d’animaux (SPA), selon les espèces et les races animales steppiques ;
— la surveillance sanitaire du cheptel vis-à-vis des maladies vectorielles et zoonotiques d’origine bactérienne, parasitaire et virale pour la préservation des races locales (ovins, caprins, camelins et équins) ;
— le développement de l’aquaculture continentale steppique pour la production des poissons (consommation et ornementation) et la fertilisation des sols (engrais biologiques).
5- La division Economie agropastorale et rurale, est chargée de mener des études et des travaux de recherche sur :
— les filières (animales et végétales) et les systèmes de productions agricoles, agropastorales et agro-sylvopastorales ;
— l’amélioration et la valorisation des produits du terroir et des sous-produits de l’élevage ;
— le nomadisme (achaba, azzaba) et la variabilité du foncier agricole ;
— les questions socio-économiques relatives à la production agricole, végétale et animale ;
— l’amélioration des activités traditionnelles de la femme rurale ;
— le développement rural et les dynamiques organisationnelles et sociales ;
— l’économie de l’environnement et les ressources naturelles dans les zones steppiques.